3eme trimestre

 
SAMEDI 9 SEPTEMBRE  16 h30
MAS 22 bis rue Dumont d'urville
habillé-e-s en noir et blanc
faire circuler l'information
 
 
N’ENTERREZ PAS NOS LIBERTÉS !
 
L’état d’urgence a été renouvelé jusqu’à début novembre par le parlement. Or, il a largement démontré son inefficacité contre les attentats. Il a été dévoyé contre les mouvements sociaux et les militant-e-s, contre les musulman-e-s ou supposés l’être, contre les migrant-e-s et leurs soutiens, contre les habitant-e-s des quartiers populaires, contre les mineur-e-s et les jeunes majeur-e-s. Des centaines d’interdictions de manifester ont été délivrées. Les discriminations et contrôles au faciès se sont multipliés et, avec eux, des violences policières. La France est le seul pays d’Europe à avoir instauré l’état d’urgence en réponse aux attentats.
Au prétexte d’y mettre fin, le gouvernement Macron présente un projet de loi reprenant dans la loi commune les principales mesures de l’état d’urgence.
Il instaurerait ainsi un état d’urgence permanent :
- le préfet pourrait créer des périmètres de « protection » dans la rue, dont l’étendue et la durée, fixée à un mois renouvelable, seraient laissées à son libre arbitre. Ils donneraient lieu à des fouilles de véhicule, de bagages et à des palpations par la police municipale ou des agents de sécurité privés. Ce nouveau quadrillage de l’espace public imposerait une limitation dangereuse de l’expression culturelle, sociale et politique dans notre pays. Cela viserait à bâillonner le mouvement social qui s’annonce face aux attaques contre la protection sociale, les droits des salarié-e-s, les services publics, les APL, et les manifestations de solidarité internationales….
- le projet de loi introduit dans le droit commun les assignations à résidence et bracelets électroniques, les perquisitions 24 h sur 24, les perquisitions informatiques, à l’initiative du préfet ou du ministre de l’Intérieur sur des critères vagues et des éléments provenant des services de renseignements tel que les notes blanches anonymes.
- les contrôles dans les gares et les zones frontalières seraient renforcés ciblant essentiellement les migrant-e-s et les stigmatisant encore davantage.
- sur simple suspicion, les fermetures de certains lieux de culte seraient facilitées.
Le projet de loi est examiné en procédure accélérée. Il a été discuté le 18 et le 19 juillet au Sénat et passera en septembre à l’Assemblée.
N’acceptons pas la mise à mal des garanties judiciaires !
Non à la rupture avec l’état de droit et la séparation des pouvoirs !
Ne tolérons pas la bascule dans l’arbitraire et la restriction de nos libertés individuelles et collectives !
 
CONTRE L’INSTAURATION
D’UN ÉTAT D’URGENCE PERMANENT !
 
POUR NOS DROITS ET NOS LIBERTÉS !
 
 
Collectif de défense des Libertés fondamentales : AFPS (Association France palestine Solidarité), ATTAC, Centre LGBT Normandie, Cimade Rouen (Collectif Inter Mouvement Auprès des Evacués), Collectif pour les Droits des femmes, CREAL (Comité de Réflexion et d'Action Laïque 76), DAL (Droit au Logement), Emancipation76, Ensemble !, FSU (Fédération Syndicale Unitaire), LDH de Rouen (Ligue des droits de l'homme), Nouveau Parti Anticapitaliste, Rasl'Front, SGEN-CFDT, Union Départementale CGT, Union Syndicale Solidaires 76, ...et Alternatiba, CREANV (Collectif Rouennais d’Écologistes Adorables et Non-Violent.e.s) RESF (Réseau Education Sans Frontières) ...
 

Changer notre regard sur les réfugié-es !

Non à la chasse aux migrantes et migrants !

 

Depuis le 15 juin, une quarantaine de migrants et migrantes sont arrivé-es à Rouen. Ils ont reçu l'hospitalité des habitant-es des Hauts de Rouen, constitué-es en Collectif de Solidarité, pour les accueillir, les nourrir, prendre soin d'eux.

Mais les migrant-es présent-es mardi 4 juillet sur une plaine de la Grand Mare se sont tous fait arrêter par les forces de police.

Suite à cette évacuation, une dizaine d’entre eux ont été redéployés sur des CAO (Centre d’Accueil et d’Orientation) sur le département, une vingtaine reste à la rue et au moins dix sont actuellement en rétention à Oissel.

 

Ils risquent leur vie en cas d'expulsion du territoire.

Ironie de la situation, pendant un mois, alors que les migrantes et migrants allaient de campement en expulsion, une bannière était déployée sur le fronton de la mairie de Rouen « Changer de regard sur les réfugiés ».

Effectivement, la municipalité de Rouen a organisé pendant un mois une exposition d’œuvres visant à « faire passer un message: osons dire que l'on s'intéresse aux réfugiés. » !

Lors du Conseil municipal de la ville vendredi 30 juin, une motion a été adoptée à la majorité afin d'enjoindre la préfète de les héberger.

Mais, quatre jours plus tard, sans qu'aucune proposition d'hébergement n'ait été faite ni par la mairie, ni par la préfecture, est intervenue cette évacuation policière.

Dans l'après-midi, des personnes sans solution sont venues chercher refuge sur le même lieu, mais une deuxième intervention de police les a contraint à quitter de nouveau le campement.

Mercredi soir, des élus de la ville se sont mobilisés pour parer à l'urgence en mettant à disposition une salle municipale.

 

La volonté politique de la chasse aux migrants et du tri entre « les bons » et les « mauvais réfugiés » est à l'œuvre.

Nous ne pouvons nous satisfaire de l'hébergement d'une poignée d'entre eux ni accepter que ceux et celles qui recherchent asile et sécurité soient expulsé.es manu-militari du territoire.

Nous rappelons que le droit à l'hébergement est un droit fondamental

et qu'à Rouen de nombreux appartements et bâtiments municipaux sont vides,

dont deux centres d'hébergement d'urgence.

 

Nous exigeons une politique d'accueil digne et nous appelons tous les citoyen-nes, associations, syndicats, collectifs et partis politiques solidaires à se regrouper pour contrer ces pratiques inhumaines.

 

Nous demandons à Monsieur le Maire de mettre des actes sur ses paroles en ouvrant un lieu adapté appartenant à la ville.

Nous demandons à Madame la préfête d'être à l'écoute des citoyens, en mettant en œuvre les moyens nécessaires à l'accueil et l'accompagnement de ces personnes.

Les 1ers signataires : Des habitants des Hauts de Rouen, Collectif 76 des salariés du social et médico-social, Solidaires 76, Nouveau Parti Anticapitaliste, Droit Au Logement, Réseau Solidarité Migrant, La Gauche Révolutionnaire, Ras le Front, PCF de Rouen, Jeunes écologistes Rouen, Ligue des Droits de l'Homme, Décidons Rouen EELV ….