3eme trimestre

 

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14 09 2016 à 15H00

Dans un contexte nauséabond, action collective et solidarité !

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La rentrée se déroule dans un climat politique délétère de surenchère sécuritaire. En quoi la prolongation de l’état d’urgence constitue-t-il un moyen de lutte efficace contre les attentats ? L’empathie que nous avons pour les victimes, où qu’elles soient, ne nous empêche pas de discuter du bien-fondé des politiques mises en œuvre à l’intérieur et à l’extérieur de la France. Les politiques actuelles participent à une évolution raciste des comportements, du traitement médiatique de l’actualité, et des institutions.

Nous devons combattre tous les racismes, toute stigmatisation des personnes cataloguées « arabes » ou « musulmanes » et la façon dont sont aujourd’hui traité‑e‑s les migrant-e-s, à qui on refuse des droits élémentaires. Ceux qui nous gouvernent ou aspirent à le faire utilisent toutes les ficelles en tentant de détourner l’attention du public des droits démocratiques et des questions sociales : les politiques d’austérité, qui consistent à prendre aux classes populaires pour faire exploser les dividendes des plus riches (+11% en un an), touchent tous les secteurs.

En reprenant nos mobilisations, à travers nos actions, nos revendications, notre volonté de transformation sociale radicale, nous pouvons redonner sens à l’action collective et force à ceux et celles qui n’ont rien, pour ouvrir la voie à un véritable projet alternatif de société solidaire.

8 septembre : grève dans l’éducation !

La communication ministérielle de cette rentrée scolaire est orientée sur les questions sécuritaires, avec des mesures forcément inefficaces, anxiogènes, parfois dangereuses pour les libertés publiques.

Pourtant, dans notre secteur, les effets d’annonce sur les salaires et sur les effectifs ne répondent pas aux attentes des personnels. Non, la rentrée 2016 ne s’annonce pas meilleure que les précédentes ! Les élèves et les personnels vont subir la réforme du collège, les modalités de mise en place des nouveaux programmes, les effets de la réforme des rythmes scolaires, la territorialisation de l’école, les sureffectifs, la casse de l’éducation prioritaire… Et dans quelques semaines la réforme annoncée de l’évaluation des enseignant-e-s.

C’est pourquoi la fédération SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à faire grève le 8 septembre. Revendiquons des mesures d’urgence pour la rentrée : des créations de classes pour faire baisser les effectifs, les recrutements des personnels nécessaires – à commencer par le réemploi et la titularisation sans condition des précaires.

15 septembre : mobilisation interprofessionnelle contre la loi travail et son monde !

 

Pour changer les rapports de force c’est avec le reste du monde du travail qu’il faut combattre. La loi travail constitue une régression historique des droits des salarié‑e‑s. Derrière cette attaque du code du travail, il est évident que c’est la remise en cause du statut de la fonction publique qui se profile. Le gouvernement a voulu passer rapidement et autoritairement avec le 49.3 et la répression. Cela n’a pas entamé notre détermination. La mobilisation reprend le 15 septembre. La Fédération SUD éducation appelle à y participer massivement.

La fédération SUD éducation appelle à une rentrée de lutte et de solidarité en agissant dès la rentrée, en faisant grève le 8 septembre

et en se mobilisant le 15 septembre. Elle appelle à débattre de la reconduction des grèves pour que nos revendications aboutissent.

02 09 2016 à 10H30

Prêts !

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La promulgation de la loi travail le 9 août est venue rappeler que la question sociale ne connaît pas les vacances. De nombreux-euses camarades ont émaillé leurs congés d’interventions auprès des travailleurs et travailleuses saisonniers, de manifestations sur la voie publique contre la loi travail, à l’occasion de déplacements ministériels en particulier… Myriam El Khomri a salué la mémoire d’un ancien responsable de la CGT, quelques jours après avoir autorisé, contre l’avis de l’inspection du travail, le licenciement du délégué syndical d’Air France mis en cause pour « la chemise ». A croire que les syndicalistes méritent son respect quand ils ne sont que mémoire… Les salarié-es de l’entreprise Mollex ont, quant à eux, été reconnu-es dans leurs droits après une procédure pour licenciements abusifs qui a duré plusieurs années.

La relance de la mobilisation pour l’abrogation de la loi travail aura lieu le 15 septembre, des actions sectorielles sont déjà prévues (dans l’éducation, le sanitaire et social, les télécoms)…. Elles montrent que celles et ceux qui ont battu le pavé ces derniers mois, fait grève, occupé les places, organisé blocages et actions militantes considèrent que la question n’est pas réglée. Nous préparons ces échéances mais nous entendons aussi réagir avec les moyens juridiques qui pourront être mis en œuvre pour contrer l’application de la loi et aller la contester dans toutes les entreprises et services. Au delà nous aurons aussi à nous mobiliser en défense des syndicalistes, militant-es et manifestant-es réprimé-es.

En cette rentrée, le cirque des primaires et de l’élection présidentielle, dans un climat politique délétère de surenchère sécuritaire, va sans doute nous écœurer jusqu’à la nausée. Ceux qui nous gouvernent ou s’apprêtent à le faire utilisent toutes les ficelles pour tenter de faire porter l’attention sur des menaces extérieures en niant leurs propres responsabilités et en tentant de détourner l’attention du public des questions sociales et des droits démocratiques. Face à la menace terroriste, qui ose encore lutter pour la réduction du temps de travail ou les salaires ? Qui osera s’opposer à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou au site d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure ? Qui défendra les libertés individuelles ?

L’attentat de Nice a été une horreur qui a fait de nombreuses victimes. Mais en quoi la prolongation de l’état d’urgence constitue-t-il un moyen de lutte efficace ? L’empathie que nous avons pour les victimes, où qu’elles soient, ne nous empêche pas de discuter du bien fondé des politiques mises en œuvre à l’intérieur et à l’extérieur de la France. Cela ne nous empêche pas non plus de voir comment celles-ci accompagnent une évolution raciste de comportements, du traitement médiatique de l’actualité, et pire de politiques institutionnelles : à preuve, au sujet de tenues vestimentaires, des conceptions nauséabondes de la laïcité et à géométrie variable sous couvert de défense du droit des femmes, ou la façon dont les migrant-es sont traité-es aujourd’hui à Calais, à Paris ou à la frontière italienne et à qui on refuse des droits élémentaires.

Notre participation au récent Forum social mondial de Montréal témoigne de l’importance dans le contexte actuel à développer plus encore les solidarités internationales et à construire ensemble des résistances et alternatives face au néolibéralisme.

En reprenant le fil de nos mobilisations du printemps, en gardant leur richesse et leur diversité, à travers nos actions, nos revendications, notre volonté de transformation sociale radicale, nous pouvons porter une espérance qui redonne sens à l’action collective et force à ceux et celles qui n’ont rien, pour disputer la légitimité d’incarner un véritable projet alternatif de société.

29 08 2016 à 10H00

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Face au FN et à toute l’extrême droite, réponses et ripostes syndicales !

Parce qu’il est toujours nécessaire d’apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l’extrême-droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l’Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris, avec le règlement.

Cet argumentaire est destiné aux militant-es syndicaux pour qu’ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l’appui, aux salarié-es qui se trompent de colère en s’apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd’hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales » du parti fasciste qu’est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l’autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l’extrême droite sur le terrain social.

C’est une boite à outils, un recueil d’expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salariè-es.

Sur 4 sujets importants en ce moment, Loi travail, Education Nationale, gestion municipale, présidentielles 2017, le FN a des positions bien tranchées et radicalement opposées aux valeurs que nous portons.

Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l’intérêt des salarié-es, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l’extrême droite aurait forcément moins d’audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d’austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

>> Le site de VISA

22 08 2016 à 18H00

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REEQUILIBRER LA FISCALITE ET MENER UN DEBAT VRAIMENT ECLAIRE ET CITOYEN

Une urgence démocratique

La présentation de la loi de finances pour 2017 se profile à la rentrée. Au surplus, le débat fiscal dans la perspective des élections de 2017 va s'ouvrir. Mais tout laisse malheureusement à penser qu'il devrait être marqué par une certaine facilité populiste empreinte de l'idéologie libérale, laquelle assène avec relâche qu'il faut réduire la place de l'action publique, abandonner l'idée d'une réduction des inégalités par l'impôt et alléger les prélèvements sur les entreprises. Il y a pourtant urgence à repenser les termes du débat fiscal et à réorienter profondément les politiques fiscales

Dans un communiqué du 3 décembre 2015, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dressait le constat suivant : « Les recettes tirées de l'imposition des bénéfices des sociétés sont en baisse dans la majorité des pays de l'OCDE depuis le début de la crise économique mondiale, d'où. un accroissement de la pression sur les particuliers pour permettre aux États de satisfaire leurs besoins de financement. » L'OCDE précisait ainsi :« En moyenne, les recettes perçues au titre de l'impôt sur les sociétés ont reculé de 3.6 % à 2.8 % du produit intérieur brut (PIB) entre 2007 et 2014 » et relève également que « le taux normal moyen de TVA a atteint un niveau sans précédent dans la zone de l'OCDE ».

Cette tendance s'est pleinement confirmée en France avec, notamment, la hausse de l'impôt sur le revenu (dont le produit est passé de 55 à 70 milliards d'euros en 6 ans), la hausse de la TVA et la création du « crédit d'impôt compétitivité emploi » (CICE).

Ce déséquilibre fiscal explique pour une large part le ressenti de nos concitoyens vis-à-vis de l'impôt et l'affaiblissement du consentement à l'impôt. Et ce d'autant plus que, depuis plusieurs années, les politiques publiques voient leur qualité et leur quantité se dégrader. Il explique également une part de la dégradation des comptes publics. Plus largement, il a montré son inefficacité et son injustice.

Pour renforcer le consentement à l'impôt, pilier de la vie en démocratie, il faut à tout prix éviter les déclarations populistes et mener une pédagogie citoyenne sur le rôle des finances publiques afin d'éclairer les choix des citoyens.

Solidaires Finances Publiques estime que, pour relégitimer l'impôt et le rendre mieux compris et plus juste, un rééquilibrage fiscal est indispensable : il passe notamment par une revue des niches fiscales, afin d'en évaluer le coût, l'efficacité et l'impact sur la contribution commune, et ce afin d'en réduire drastiquement le nombre et le coût. Outre que ceci simplifierait intelligemment la fiscalité, cela permettrait de rééquilibrer la répartition de la charge fiscale. Un tel examen doit concerner tous les impôts. A titre d'exemple, s'agissant de l'impôt sur les sociétés, le bilan très contestable et contesté du CICE impose sa suppression, ce qui pourrait permettre un rééquilibrage de la contribution des PME au regard de celle, sensiblement inférieure, des grands groupes...

Ce rééquilibrage fiscal est nécessaire, en France et dans de nombreux pays : c'est notamment l'un des enjeux cruciaux au niveau européen. Il doit s'effectuer dans le cadre d'une harmonisation progressive des systèmes fiscaux, notamment en matière d'impôt sur les sociétés, de TVA, de lutte contre l'évasion et la fraude fiscales ou encore de la création d'impôts européens (IS européen, taxe sur les transactions financières...).


Les différentes orientations et propositions doivent impérativement être livrées au débat public. Faute de quoi celui- ci sera biaisé, au risque d'alimenter davantage la crise démocratique et d'éloigner un peu plus les citoyens des enjeux qui touchent à « leurs » finances publiques..

17 08 2016 à 10H30

Sud sante sociaux

16 08 17 GNCM

Gel de la notation en cas de congé maternité :

Illégal !

 

Par courrier du 28 juillet 2016 le Défenseur des droits rappelle l’illégalité du gel de la notation dans le cas d’absence pour congé de maternité.

Dans sa décision rendue le 24 mai le Défenseur des droits va plus loin en ordonnant une enquête dans les centres hospitaliers pour vérifier leur pratique en la matière.

Il demande par ailleurs :

  • que des sanctions soient prises à l’égard des responsables qui persisteraient dans ces pratiques ;

  • que les Commissions Administratives Paritaires réexaminent la situation des salariées qui auraient pu subir antérieurement ces discriminations ;

  • un compte rendu du ministère de la santé d’ici fin septembre sur l’état des lieux des pratiques.                                                                                              17 08 2016 à 11H45

16 08 11 CSE

Nous ne sommes pas [des] « Sages »,

continuons la lutte contre la Loi Travail !

Malgré la période estivale, voici le nouvel épisode du parcours chaotique (mais pas encore assez à notre goût) de la Loi Travail... dans le microcosme politico-institutionnel.

Les « Sages » du Conseil Constitutionnel ont validé ce jeudi le texte de loi, à quelques détails près. « Sagesse » ? Oui, car ils/elles (surtout ils d’ailleurs) ne se sont pas prononcé-e-s sur les articles principaux (hiérarchie des normes, référendum d’entreprise, licenciements...). Il faut dire que les député-e-s qui ont saisi la haute juridiction n’ont pas aidé, préférant un recours procédural à un recours sur le fond de la Loi.

Contrairement à ce que laissent croire les fanfaronnades du gouvernement, cette décision laisse ainsi la porte ouverte à des futures batailles juridiques... et sociales, au sein des entreprises, des branches et à l’échelon interprofessionnelle.

Pour Solidaires Étudiant-e-s, la lutte continue ! Alors que des millions de personnes, dont des centaines de milliers d’étudiant-e-s, sont descendues dans la rue pendant près de 4 mois, alors que la population rejette toujours ce texte à plus de 70%, la réponse du gouvernement est à base de répression policière et de manœuvres antidémocratiques de marque « 49-3 ».
Nous ne voulons toujours pas d’une loi qui détruit les droits de ; salarié-e-s et nous précarise. Car rappelons que près de 75% des étudiant-e-s sont déjà salarié-e-s en parallèle de leurs études ou pendant les « vacances » estivales.

Alors continuons à nous mobiliser pendant la période estivale et préparons collectivement la rentrée sur nos lieux d’études.

Faisons de la journée de grèves et de manifestations intersyndicale du 15 septembre une réussite et abrogeons la Loi Travail et son monde !

11 08 2016 à 21H45

 

tiennent à apporter leur soutien au délégué CGT d'AIR FRANCE licencié du fait de l'intervention de la ministre du Travail malgré l'opposition de l'inspection du travail.

10-08-2016 à 12H30

RASSEMBLEMENT AMIENS

EN SOUTIEN A ARNAUD

 

SUD-Rail a contribué, le Mardi 02 Aout 2016, à l'organisation d'un rassemblement en soutien à notre collègue Arnaud. Ce dernier est convoqué devant la justice dans le cadre d'une action encadrée visant à lutter contre l'inacceptable loi travail. La centaine de participants SUD-Rail se sont retrouvés en gare d'Amiens vers 11h00.

Les participants SUD-Rail ont ensuite rejoint en cortège le lieu de rendez-vous fixé au tribunal. Devant le TGI environ 200 participants étaient présents de 11h30 à 16h30 pour soutenir Arnaud. SUD-Rail tient à remercier tous les syndicats qui ont contribués à la réussite du rassemblement.

Les patrons avec le soutien du gouvernement ciblent plus que jamais l'action syndicale par tous les moyens pour tenter de faire taire la contestation pourtant légitime face aux attaques actuelles infondées sur les droits des travailleurs.

 

SUD Rail s'oppose et s'opposera toujours à toutes formes de repressions envers des militants syndicaux

04 08 2016 à 10H30

Hôtesses et stewards Air France en grève

 

Une grande partie des hôtesses et stewards d’Air France sera en grève du 27 juillet au 2 août. A l’appel des syndicats UNSA, SNPNC/FO, SGAF, SUD AERIEN et CFTC. La CGT soutient le mouvement mais n’appelle pas à la grève…
L’UNAC/CGC n’appelle pas, comme la CFDT qui s’est retirée de l’appel au dernier moment.

A l’issue du plan Tranform signé en 2012, la Direction veut avec son plan Perform 2020, comme pour les pilotes, maintenir et amplifier les attaques : 
- Sur l’intensification du travail avec la réduction des équipages PNC, la suppression de repos 
- Attaquer les mécanismes d’ancienneté Personnels Navigants qui n’ont été que provisoire-ment gelés (à la différence du sol où les syndicats FO, CFDT, CGC et UNSA ont signé pour une durée indéterminée les pertes sur l’ancienneté, les niveaux de promotions et le temps de travail).

Comme les pilotes, hôtesses et stewards ont raison de rentrer en lutte. Notre ex PDG De Juniac est parti honteusement après avoir augmenté son dernier salaire de 65%, laissant par contre nos salaires bloqués. Pour la 5° année consécutive.
Le nouveau PDG, Mr Janaillac, qui arrive de Transdev (tramways et autobus) avec son fidèle second, ne veut pas s’engager pour plus de 18 mois, et encore.
Les pilotes ont vu les nouvelles attaques reportées au moins à octobre, après le succès de leur mouvement de grève en juin.

Au Sol, par contre, aucune négociation n’est en vue. Il nous faut imposer la renégociation des accords salaires et temps de travail.

Air France se porte bien, les avions sont pleins, la recette unitaire baisse un peu, mais les couts unitaires ont baissé bien plus (pétrole…)
Donc aucune raison de se serrer la ceinture, les prix de notre quotidien augmentent sans cesse.

Nous devons, au sol comme en vol, rentrer en lutte contre le blocage de nos salaires et les attaques incessantes sur nos conditions de travail, horaires et congés. Et poursuivre sur le chemin de l’unité des personnels contre ces patrons à court terme soumis aux intérêts de la haute finance.

L’intersyndicale PNT, PNC et SOL est unie sur les revendications fondamentales : 
- Augmentation de la flotte Air France 
- Arrêt de la sous-traitance des activités Air France 
- Hausse générale des salaires

27/07/2016 à 15H40

Les travailleur-euses saisonniers ont des droits :

L’Union syndicale Solidaires les aide à les défendre !

 

Cet été, ce seront plus de 800 000 contrats saisonniers qui seront à pourvoir. 
Chaque année, leur nombre augmente de plus de 10%, ils représentent plus de 40% des recrutements annuels. Dans certains secteurs comme la viticulture ou le cueillage, c’est la quasi totalité des embauches qui se fait sous cette forme ; mais les contrats saisonniers représentent aussi 70 % des embauches dans la restauration et l’hôtellerie et le secteur de l’animation socio-culturelle, plus de la moitié pour les manutentionnaires, plus de 20% pour les aides à domicile et aides ménagères, et près d’un quart pour les agents d’entretien des locaux…

Loin de l’image courante du job d’été agréable, le travail saisonnier concerne aujourd’hui de nombreuses populations précaires et est souvent l’occasion d’abus qu’il faut faire cesser. Pour ces contrats, on retrouve notamment des jeunes qui veulent payer leurs études, des retraité-e-s qui doivent compléter leur faible pension, des seniors licenciée- s qui n’arrivent pas à retrouver un emploi, des femmes avec des périodes d’inactivité forcée, des travailleur-euses migrant-es soumi-es à des situations d’esclavage moderne, et des chômeur-euses de longue durée…

Ces salarié-es sont bien souvent les plus éloigné-es des organisations syndicales et les moins informé-es de leurs droits. Pourtant, il existe de nombreux droits et recours pour se faire respecter. L’Union Syndicale Solidaires a donc réédité son guide récapitulant l’essentiel de ce qu’il faut savoir lorsqu’on effectue un travail salarié saisonnier. Ce guide donne les bases juridiques des droits des salarié-es en se référant systématiquement au code du travail et traite particulièrement des points posant le plus souvent problèmes (contrat de travail, rémunération, heures supplémentaires, temps de pause, travail de nuit, congés payés, arrêt maladie, congé pour examen…).

Durant cet été, comme les années précédentes, les Unions départementales de Solidaires comme ses organisations professionnelles iront à la rencontre des salarié-és saisonniers pour les informer sur leurs droits et les aider à les faire respecter.