3ème trimestre

Solidarité avec les travailleurs des chantiers navals d’Egypte

Communiqué Solidaires

SALTDCNE

Quinze salariés des chantiers navals d’Alexandrie sont détenus depuis plus de quatre mois.

Le "crime" qui leur est reproché est d’avoir commis des actes conformes aux conventions internationales en vigueur concernant les droits des salariés, et dont l’Egypte est signataire.

Ils sont en effet accusés d’avoir "poussé les travailleurs de différents secteurs de l’entreprise à cesser le travail ainsi qu’avoir appelé à des rassemblements et organisé une mobilisation à l’intérieur de l’entreprise visant à bloquer la production et semer le désordre."

Après plusieurs reports, le tribunal militaire prononcera le 18 octobre son jugement concernant les 15 salariés détenus.

Depuis plus de quatre mois, leurs familles n’ont plus de quoi vivre, car le versement de leurs salaires a été suspendu.

Par ailleurs, des procédures ont été engagées pour les mêmes raisons contre 11 de leurs collègues.

Avec les organisations égyptiennes qui les soutiennent, l’Union syndicale Solidaires demande :
- l’arrêt de toutes les procédures engagées,
- la libération immédiate des salariés détenus.

Merci d’utiliser ce texte pour envoyer des messages :

* au Président égyptien, Abdelfattah al-Sisi,
Office of the President Al Ittihadia Palace
Cairo, Arab Republic of Egypt
Fax : +202 2 391 1441
Email : p.spokesman@op.gov.eg
Twitter : @AlsisiOfficial

* au Ministre du Travail égyptien, Mohammed Safan,
3 Yousef Abbas Street, Salah Salem,
Nasr City, Cairo, Egypt
manpower@manpower.gov.eg

répression contre les professeurs en turquie

160914RCPT

En Turquie, des purges touchent encore une fois le ministère de l'Education nationale. Et il s'agit cette fois non pas de sympathisants supposés de l'imam Gülen, le cerveau présumé du coup d'État raté, mais de personnes soupçonnées de soutenir les séparatistes kurdes du PKK. Le système d'éducation est l'une des principales victimes de ces purges massives qui ont visé des dizaines de milliers de personnes en Turquie, alors qu'il ne reste que quelques jours, avant la rentrée scolaire.

11 285 professeurs précisément. C'est le nombre de personnes suspendues lors de ce nouveau coup de balai dans l'éducation nationale. Les purges précédentes concernaient au moins 28 000 employés dans ce ministère, depuis
le coup d'État raté du 15 juillet.

Mais cette fois il ne s'agit pas de personnes soupçonnées d'être proches de l'imam Fethullah Gülen, il s'agit de ceux qui sont selon Ankara « liés à une organisation séparatiste terroriste », sous-entendu le PKK.

Leur salaire sera amputé du tiers jusqu'à la conclusion des enquêtes qui risquent de prendre du temps, vu l'ampleur des purges depuis le putsch raté.

Les purges ne semblent donc pas près de s'arrêter, cette liste de professeurs pourrait d'ailleurs être revue à la hausse dans les prochains jours.

Déjà 4 % des enseignants du pays ont été suspendus, et il reste à peine plus d'une semaine avant la rentrée des classes, prévue le 19 septembre prochain.

14-09-2016 à 14H30

Urgence Gaza : le château (d’eau) d’Abu Jamal

Solidaires soutient la campagne de l’UJFP

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Solidaires a décidé de s’associer à la campagne de l’UJFP.

Pour la survie, pour l’honneur, pour desserrer le collier de l’assistanat, les Gazaouis répondent : produire coûte que coûte.

La société gazaouie résiste, c’est à dire survit. Continue à faire jouer toutes ses ressources matérielles et humaines : étudier, enseigner, soigner, réparer, (re)construire, transformer, communiquer, commercer, pêcher, cultiver. Enfermée, marché captif au sens le plus brutal du terme, mais défendant bec et ongles jusqu’aux plus fragiles zones d’indépendance.

Dans cette lutte, la terre est un enjeu essentiel. Les villages amputés cultivent, sous les balles s’il le faut, ce qui leur reste de terrains. Dans le tissu semi-urbain se nichent les vergers, sur les terres ouvertes jouxtant les grilles de la cage, les paysans ont installé des maraichages, aussi loin que possible, puis des céréales, qui demandent peu de présence et exposent donc moins les cultivateurs aux tirs - sauf aux périodes cruciales des semailles et des récoltes.

Le village de Khuza’a au sud-est de la bande de Gaza est un exemple de cette lutte des paysans pour la mise en valeur de la terre. Depuis de nombreuses années, en lien avec les solidaires internationaux, ils regagnent mètre par mètre les terres interdites de la zone tampon. Ils remettent encore en culture les champs défoncés par les tanks pendant l’été 2014. Familles de cultivateurs, associations, municipalité, militants politiques, chefs traditionnels (mokhtars), tous sont arcboutés dans le refus des friches et de l’assistanat.

Nous vous invitons à vous rendre sur la page de la campagne et à contribuer.

>> le château d’eau d’Abu Jamal

25 08 2016 à 11H00